mardi, 07 septembre 2010

La grande blonde qui rend con

charlize-theron-20080229-383968.jpgDepuis la nuit des temps la grande blonde qui rend con, plus connue sous le sigle GBQRC, trouble des générations et des générations d’hommes.

Souvent appelée « avion de chasse » « prototype » et bien d’autres surnoms bien machistes elle rend con les hommes qui la croisent aussi surement qu’une Bombe H crame tout ce qui bouge.

 

La GBQRC est belle, grande, blonde, sympa, presque toujours très bien habillée (mettant en valeurs ses atouts sans trop en faire), légèrement maquillée et la plupart du temps très intelligente En bref un plaidoyer humain pour l’arrêt des blagues sur les blondes.

 

La GBQRC est cyclique. Elle arrive dans votre bureau une fois par an pour une durée de 3 ou 6 mois. Recrutée sur CV provincial mentionnant de hautes études dont vous ignoriez jusqu’à lors l’existence. Son recruteur, souvent un homme très fin, vous annonce, l’œil brillant et suintant la lubricité, son arrivée avec un grand sourire. La GBQRC est au dessus de ça. Elle l’emmerde. Elle a son stage et compte bien prouver qu’elle est douée.

 

Les premiers jours sont souvent difficiles. Lorsqu’elle vous demande quelque chose vous répondez à côté et vos blagues sont pitoyables dans le meilleur des cas, inintelligibles au pire. Pourtant, vous n’avez aucune envie de vous la taper, ni même de lui faire une proposition. Vous êtes devenu complètement con.

 

Lorsqu’elle quitte le bureau, vous entendez les rires graveleux de vos collègues qui ont besoin de relâcher la tension qui règne dorénavant dans votre open-space. Faut les comprendre, une heure sans dire bite c’est long. Pourtant vous savez qu’elle est normale. Qu’elle doit aller aux chiottes et raconter des blagues douteuses. Mais non. Vous êtes cons.

 

Et aujourd’hui j’ai perdu « le con ». Un événement sans gravité a changé à jamais ma vision de la GBQRC.

Vers 16h je récupère dans un couloir sombre un dossier (capital pour la sécurité de l’état, avec top secret marqué dessus). Je vois un collègue bras dessus, bras dessous avec la GBQRC.

 

Moi : qu’est ce tu fous ?

 

Lui : File-moi un coup de main

 

Moi : GHB ?

 

Lui : ???

 

Moi : T'as abusé elle a les yeux tout blancs et elle bave.

 

Lui : Putain t’es con aide moi, elle fait une chute de tension…

 

Moi : Merde, elle est lourde.

 

Lui : En même temps « un poids mort » ça veut bien dire ce que ça veut dire

 

Elle (commençant à enlever son écharpe) : j’ai chaud

 

Nous : Euh, tu veux un sucre ? Un verre d’eau ? Des chips ? De la bière ? Un coca ?

 

(C’est quoi ce plan de te faire bouffer du sucre alors que t’as la gerbe ??)

 

Elle : Non, vous pouvez m’aider à lever mes (longues) jambes ???

 

Moi : Oui évidemment.

 

Et c’est comme ça qu’on a vu notre GBQRC en mini jupe les jambes en l’air au milieu d’un couloir. Digne. Pâle mais digne.Toujours GBQRC. Mais pour moi, ce jour de grève restera à jamais le jour de la fin du règne de la GBQRC. J’ai la preuve physique qu’elle est normale. Enfin, jusqu’à la prochaine.

 

Docteur Oteker

 

Ps : aucune GBQRC n’a été blessée pour l’écriture de cette note.

Publié dans MM&I | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |

dimanche, 29 août 2010

Tout ça me tourmente

Le problème c'est qu'il n'y a pas de problème.

Et écrire des notes quand tout va bien c’est chiant.

Alors oui pas de notes en ce moment.

Vous pourrez hurler, pleurer, jeter vos petites culottes sur vos écrans, rien n’y fera, je suis vide.

Bon en même temps je n’ai pas eu de plaintes. Ma non influence dans la blogosphère sert au moins à ça.

DemonDaysInParis is dead, ou tout du moins moribond.

Il m’arrive encore des trucs, hein, des trucs marrants même. Des changements, des soirées, des concerts, des rencontres… Mais pas le besoin de le raconter.

 

En même temps, j’ai la tête un peu ailleurs depuis quelques mois. A tel point que la première chose que je regarde chez une meuf c’est la marque de sa poussette. Je peux écouter une discussion fascinante sur l’introduction des protéines dans le régime alimentaire à partir de 6 mois, passer de longues minutes à comparer la composition des petits pots et me faire la rue Condorcet en entier en enquillant les 15 magasins spécialisés sur LE sujet.

 

Le pire c’est que je m’en fous. Oui je suis en mode baby-sitting au lieu de voir Roxy Music à Rock en Seine à écrire une note très moyenne. Et alors ? Bon j’essaie un peu de me convaincre un peu quand même. Ces derniers mots en sont la preuve. Oui je ne sais même plus où se trouve le ciné à côté de chez moi. Oui quand tu te prends une caisse il faut te LEVER le lendemain matin. Etre frais et de BONNE HUMEUR. Ne pas être offusqué parce qu’il tourne la tête face à une haleine de clochard.

 

Pas de chute, faut que je me rachète un cerveau, des neurones et des histoires.

 

Bonjour chez vous

 

Marcel Rufo

Publié dans MM&I | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |

dimanche, 13 juin 2010

Dukan sa race maudite

6-fat-man.jpgElle : Ce soir je commence.

 

Moi : Moi après ce kebab je commence...

 

Bref comme des millions d'hommes faibles, j'ai succombé aux nombreux arguments de ma douce et tendre en faveur de ce gros batard de Ducan. Comme je ne suis pas un chien et qu'il faut ne surtout pas tomber dans ce piège maudit voici tout ce qu'il ne faut pas croire dans l'argumentaire de celle qui veut vous faire pactiser avec le diable...

 

- Argument 1 : T'es gros

Faux. Soit c'est la balance qui déconne, soit c'est vos abdos qui évoluent. Et non vous ne transpirez pas de la mayonnaise. Après 30 ans c'est la norme.

 

- Argument 2 : tu vas voir c'est facile, faut manger de la viande

Super ! Mais de la viande sans patate c'est pas de la viande. Et de la viande tout le temps c'est chiant. Mais surtout de la viande sans beurre et sans pain c'est sec ET chiant.

 

- Argument 3 : tu peux manger à volonté de tout ce dont tu as le droit

Super des bâtonnets de crabe matin, midi et soir c'est tellement sympa, frais et pas du tout relou. Et puis des œufs sur du blanc de poulet c'est pas triste comme repas.

 

- Argument 4 : tu te sentiras mieux après

Là il y a un piège. Notez l'importance du mot « après ». Parce qu'avant tu allais très bien. T'es fat mais tu t'en fous. Par contre pendant, tu souhaites tuer ton chat et toute personne utilisant des mots interdits comme « beurre » ou « crème fraîche ».

 

- Argument 5 : Quelques semaines sans alcool te feront le plus grand bien

Argument non valide.

 

- Argument 6 : tu seras superbe dans ton nouveau costume

Encore une embrouille. Parce que là maintenant tu es niqué. Si tu manges une chips tu ne rentres plus dedans.

 

- Argument 7 : juste avant l'été et la période des mariages, il faut faire attention

Bah, oui et une coupe du monde au Coca Zéro et au fromage blanc 0% que quand tu le regardes tu pleures des larmes de sang. Non Dukan va RUINER TA VIE SOCIALE.

 

- Argument 8 : c'est super rapide !

Celui là c'est le plus fourbe. Associé à « tu peux manger plein de viande » il est imparable. Mais juste pour info : 4 jours « d'attaque » + au moins 3 semaines de « croisières » + une semaine de « consolidation » par kilo perdu... En gros tu as le droit à une tartine de mayo en 2015...

 

- Argument 9 : soit solidaire. Si tu ne le fais pas je ne vais pas tenir

Le coup des sentiments. N'en faites pas. C'est une guerre pour conserver vos couilles et votre gras. Sachez que les hommes perdent deux à trois fois plus vite que les femmes (déjà rien qu'en arrêtant la bière et les pizzas) et que du coup elle va déprimer car VOUS PERDEZ DU POIDS ET PAS ELLE. Donc par solidarité restez gros. Elle pourra pavaner dans son mini short et vous saurez que sans vous elle n'aurait jamais réussi...

 

 

Fat Man

 

Publié dans MM&I | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : régime, dukan | |

lundi, 19 avril 2010

Fun Rider mon amour

Le_Velo_de_Ghislain_Lambert_01.jpgEn même temps je suis un dingue moi. Aller dans des endroits hyper chauds (le 2eme) et le laisser sans surveillance... Bref le goût du risque.

 

La scène se joue samedi soir. Il fait noir et je vois trouble. La démarche chancelante. Mais pas trop. Digne. Mais pas trop non plus.

 

Moi : Bah t'es où ?

Lui :

Moi : Allez c'est bon t'es pas drôle, il est tard et je suis... fatigué.

Lui :

Moi : FUN RIDER, raboule tes dix huit vitesses tes trois plateaux et ton dérailleur Shimano© avant que je te foute à la casse.

Lui :

Moi : Ecoute en 18 ans de vie commune on a traversé des hauts et des bas. Je t'ai peut être un peu cabossé mais je t'aime bien quand même.

Lui :

Moi : A trois je me casse. 1. 2...

Anonyme : TA GUEULE !

Moi : Oh ça va bien hein.

Anonyme : Prends un vélib Bourvil de mes couilles.

Moi : Dites donc mon p'tit Monsieur faudrait voir à pas me chercher.

Anonyme : Commence par arrêter de parler aux lampadaires après on verra.

Moi : Pardon mademoiselle...

 

Commissaire Valence

 

PS : Il est rose et violet. Il ressemble plus à rien mais c'est le mien. Si vous le croisez faites lui une bise pour moi et laissez-le vivre sa vie. Il est grand maintenant. (Si le mec dessus n'est pas trop costaud, filez lui un coup de latte et envoyez moi une photo.)

 

 

 

Publié dans MM&I | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |

dimanche, 07 février 2010

Crise d'ado

Moi : Bon mon lu, on va te faire des photos d'identité.

Lui : N'importe quoi.

Moi : Bah j'ai pas le choix si on est contrôlé là bas, il faut que je prouve qu'on t'a pas kidnappé !

Lui : Bah oui c'est vrai j'ai la tronche d'un réfugié kosovar ou d'un haïtien que tu veux faire passer en Rep Dom...

Moi : Discute pas on y va.

Lui : Non.

Moi : Oui.

Lui : M'en fout je me casse...

...

...

...

...

...

...

Lui : Bon quand j'aurai compris le principe de la coordination des membres et de la concordance des temps je me tirerai.

Moi : Allez ne fais pas l'enfant on y va.

Lui : T'es au courant qu'à la vitesse où je change, ma photo me ressemblera plus du tout la semaine prochaine ?

Moi : C'est la loi, c'est comme ça.

Lui : Mouton.

 

Moi : Bon allez habille toi...

Lui : Très drôle, vraiment très fin, je te kieffe...

Moi : Ok je t'aide.

 

Moi : Bonjour C'est pour des photos d'identité.

Le photographe : Oui bien sur, il a les yeux ouverts ?

Moi : Euh oui.

Lui : Alors là mon pote tu rêves.

Moi : Avec du scotch ?

Le photographe : Monsieur !

Lui : Ouaaaaaaaaah le père indigne comment jtaimislahonte !

 

Moi : Ok bon allez réveille toi.

Lui : Non.

Moi : Réveille toi, Réveille toi, Réveille toi, Réveille toi, Réveille toi, Réveille toi, Réveille toi, Réveille toi, Réveille toi, Réveille toi, Réveille toi, Réveille toi, Réveille toi, Réveille toi...

Lui : Ok.

Moi : Pleure pas, pleure pas, pleure pas, pleure pas, pleure pas, pleure pas, pleure pas, pleure pas, pleure pas, pleure pas, pleure pas, pleure pas, pleure pas, pleure pas, pleure pas, pleure pas...

...

...

...

Moi : Gefreu, gefreu...

Lui : Quoi ?

Le photographe : C'est dans la boite !

Moi : comment on t'a feinté ! Allez on se casse.

 

Lui : C'est qui le mec sur la photo ??

Moi : T'avais qu'à ne pas faire le malin mon grand.

Lui : Enfin là, t'abuses, on dirait un chinois constipé.

Moi : On s'est bien marré quand même ?

Lui : Grave ! J'ai hâte de voir maman quand elle va amener le dossier à la préfecture.

Moi : T'as prévu un truc pour l'occasion ?

Lui : Je crois que je vais lui faire le coup du « je la connais pas, je ne l'ai jamais vu de ma vie ».

Moi : Je te rappelle que tu as un mois et demi et que tu ne parles pas.

Lui : Je suis plein de ressources...

Moi : Faut que je dorme moi.

 

 

 

 

Publié dans MM&I | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |

samedi, 09 janvier 2010

Cours vite...

Usain Bolt.jpgTu m'étonnes. Mon rapport au temps vient de radicalement changer. Va falloir avancer sur le clonage humain car lundi c'est retour à la réalité, pilule bleue avalée et  tout le reste. Ca va faire mal chérie.

J'en rajoute un peu quand même. J'ai lâchement abandonné mon poste pour Avatar en VOST. Genre de la VOST en 3D ou comment se retrouver avec des sous titres au milieu de l'écran...

Bref, avec tout ça j'en ai presque oublié que ça fait deux ans que je blogue. 2 ans oui Monsieur. Avec plus ou moins de réussite et de régularité. Faut dire aussi que là en ce moment présent du jour d'aujourd'hui je suis plus barré Bisounours et que la drogue et le rock'n'roll sont partis voir des potes sans même me demander mon avis. Bande de rats sans famille.

Quand je dis Bisounours c'est même carrément Barbapapa. Tu sais ces saloperies visqueuses qui s'étalent comme des merdes un peu partout. Du coup au lieu de craquer le PIB du Soudan dans un macbook pro, on fait des listes chez Aubert, dévalise les boutiques en ligne.  Personne ne te prévient qu'un pyjama naissance c'est le prix d'une PS 3 ???

Côté matos, on se tripote sur l'Iphone, mais j'ai acquis des reflexes de tueur en série sur mon BabyCall©. Violet. En plastique incassable (ça reste à tester) avec un bouton « one touch » qui gère, non seulement le volume mais aussi la mise en veille. Oui Monsieur, la classe.  Cet instrument de démon te fait flipper en permanence. Quand il fonctionne et relaie des hurlements de bêtes sauvages, quand il ne laisse entendre qu'un silence pesant et surtout quand tu oublies de le mettre en marche...

Le mieux c'est quand même le vocabulaire à base d'onomatopées plus ou moins ridicules. Le tout basé autour d'une thématique simple. Le CACA. Oui c'est frais de commencer l'année là-dessus.

Voilà, 2 ans de blog pour écrire CACA en capitales d'imprimerie. Je me kieffe.

 

Adieu

 

Patrick

 

Publié dans MM&I | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |

samedi, 02 janvier 2010

Pfffffffff en vrac

Décembre 2009 (26).jpgChangement,

Transformation,

Attente,

Inquiétude,

Faille spatio-temporelle,

4eme dimension,

Trou noir,

Enfin,

Rencontre,

Peur,

Chaud,

Froid,

Etonnement,

Re-peur,

Caféine,

Bouleversement,

Re-inquiétude,

Lâcher prise,

Pffffff,

Je ne pleure pas, j'ai les yeux qui brillent,

Re-re-peur,

Organisation,

Administration,

Sommeil,

Hébétude,

Regarder,

Perfection,

Re-re-inquiétude,

Il respire ou il dort ?

Attention,

Réflexes,

Inné,

Fierté,

Grandir,

Vieillir,

Evoluer,

Rien à foutre du reste.

 

Prochaine note, le grand retour du sexe, de la drogue et du Rock'n'Roll.

 

Publié dans MM&I | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |

lundi, 21 décembre 2009

Waiting period

horloge_renversante.gifParfois il faut se poser et profiter du moment présent, de sa vie, là comme elle est.

Juste faire un instantané de ce que l'on a, de ce que l'on est, tout de suite, là, maintenant.

De mettre de côté et de revenir voir plus tard. Pas pour comparer. Pour se souvenir.

Parce que demain je ne serai plus un.

Parce que demain je ne sais pas vraiment et je m'en tape.

Alors oui. Dans les jours qui viennent je vais laisser venir, voir, profiter de chaque minute, de chaque millième de seconde. Je ne vais pas chercher ailleurs ni me dire que c'était peut être mieux avant.

Je veux juste me souvenir que là, pile poil à 20h09, je suis heureux.

 

Et alors ? Bah alors rien je vais arrêter je suis à deux doigts de faire un jardin japonais à la con dans mon salon.

 

 

 

Richard Gere

Chakra noir 2eme Dan

 

Publié dans MM&I | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |

jeudi, 05 novembre 2009

Le combat du siècle ou les suédois sont des fourbes

boxe1178109620.jpgA ma gauche, alxh, 1.83m, 82.850 kg (et pas 83, il y tient), des muscles divers et variés répartis pas super uniformément sur un corps velu et plus ou moins athlétique, une bite et pas de couteau.

A ma droite, Hensvik©, d’origine suédoise, 1 m sur 1.30 m sur 35 cm, 34 kg, compact, une force d’inertie équivalente à celle d’un âne mort.

Round 1 : l’observation

Belle prise au corps de alxh. Coup du lapin dans sa gueule retournement et immobilisation dans le coffre du suédois.

 

 

Round 2 : coups bas

Hensvik profite de la reprise pour montrer comment il s’appelle (Hensvik). C’est du suédois et ça en a vu d’autres. Les Vikings ils sont comme ça. Peur de rien, surtout pas d’un branleur. Dès la sortie du coffre, malgré un superbe épaulé jeté, alxh plie sous le poids et Hensvik le batard, comme l’ont prénommés ses pairs, dévoile sa botte secrète : "la déchirure du carton".

 

 

Round 3 : la haine

Alxh est sonné. Seul un hurlement de rage arrive à le faire tenir debout. Son déchirant « putaindenculédefilsdeputedesuédoisdesamère » vrille les tympans des spectateurs effrayés par la violence du combat.

 

 

Round 4 : faux espoirs

Alxh se bat comme un beau diable. Fourchette colombienne, clé de 12, planchette corrézienne et ni vu ni connu coup de boule en frontal il porte à bout de bras sur deux étages ce salop de suédois.

 

 

Round 5 : le coup de grâce

Le bellâtre exulte et le public l’acclame. Il oublie juste qu’il a un duplex et donc un autre étage à monter. Hensvik le sait, fait le mort et se recentre. Pris dans son élan, alxh tente de continuer dans sa foulée et voit des étoiles. KO.

 

 

Le dos a craqué, la douleur est lancinante, fourbe et terrible. Il ne peut plus bouger. Même pas uriner sur son ennemi qui se fout bien de sa gueule. Juste pleurer. En silence.

 

La vengeance sera terrible. Pas prêt d’être monté le viking…

 

 

 

Le bombardier du 10eme

 

Publié dans MM&I | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : boxe | |

dimanche, 20 septembre 2009

Stress

seul au monde.jpgGrand magasin quelconque de fringues, Intérieur jour

Elle : Bon je regarde pour moi, va voir de ton côté si tu trouves des trucs sympas pour LUI.

Moi : Oui Maîtresse !

Elle : Tu préfères te taper les rayons sur ma droite et me donner un avis éclairé à chaque essayage ?

Moi : Ok j'y vais.

 

Bon, « trouver des trucs sympas ». Ca sent l'embrouille. Remarque c'est mignon ça. C'est quelle taille « 3M ». Parce qu'il y a des tailles en plus. Bah oui je suis con, il y a des tailles, tu crois quoi que les fringues s'adaptent ? Genre stretch de 0 à 15 ans ?

 

Ok, concentre toi, ça va bien se passer. Bon. Les tailles donc. « Naissance » ? C'est quoi la différence entre « 1M » et « Naissance » ? De toute façon, on ne connaît ni son poids ni sa taille, donc comment tu veux choisir ?

 

Merde c'est vrai ça, comment je vais choisir des fringues sans le connaître ? T'imagines qu'IL ne kieffe pas les petits lapins et qu'IL me traite de has been ? Ou qu'à 18 ans IL crame sa chambre en hurlant qu'IL n'a jamais pu blairer les lapins ? Putain je suis con, avant qu'IL la ramène je peux l'habiller en « Cyrillus » ou en « racaille miniature » IL ne verra pas la différence. Quoique. La honte ça commence à quel âge ?

 

Recentre toi bordel. Alors on prend « Naissance ». Combien il en faut ? 10, 15 ? Attend, il y a un panneau « Kit maternité »... C'est quoi un « nid d'ange » ? Putain, mais il se change combien de fois par jour ?

 

C'est quoi ce bordel ? Comment ils se la pètent ces parents à poussettes genre on est chez nous ici jeune Padawan, nous on sait. Ils savent quoi d'ailleurs ? Si je savais ce qu'ils savent est-ce que je saurais quoi acheter ? Mais merde, il n'y a pas que les fringues en plus. La poussette avec options, les trucs et les machins dont j'ignorais le nom et l'utilité et ça m'allait très bien...

 

C'est quoi une crise d'angoisse ? J'en sais rien, mais ça ressemble à ça. Dans quoi on s'est embarqué ? On était bien à deux. Même là à deux et demi ça va. IL va où on va sans rien dire, genre pub pour la natalité. Mais après.

 

Merde, merde, merde, merde, merde, merde, merde. Qu'est ce qu'il fait chaud ici.

 

Non, mais je suis content, hein, tout va bien, c'est juste que... Que je ne sais pas.

 

Respire, ça va bien se passer. Tiens va voir les pompes ça va te détendre...

Putain mais ils font chier avec leurs tailles ! Je m'en branle, IL vivra à poil.

 

Elle : ça va ?

Moi : Ouais, je me demandais juste si on pouvait pas partir en vacances.

Elle : On en revient.

Moi : Elles sont cool ces mini-pompes non ?

Elle : Merde, je ne sais même pas quelle taille prendre.

Moi : T'inquiètes on verra bien...

 

 

François Dolto Jr

Ce billet n'est pas le premier d'un tunnel trentenaire stressé par un changement de situation. Ou pas. On verra. Je fais encore ce que je veux chez moi.

Photo : © Patrick Maucci novembre 2006

Publié dans MM&I | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |

Toutes les notes